Et puis il y a évidemment la star.
La moule.
Environ 500 tonnes de moules sont consommées pendant le week-end de la Braderie. À cela s’ajoutent 30 tonnes de frites.
À ce niveau-là, on ne parle plus vraiment d’un plat régional. On parle presque de logistique portuaire.
Le mariage entre la Braderie et les moules-frites est devenu indissociable de l’imaginaire lillois. Pourtant, son histoire est plus complexe qu’on pourrait le penser. La Ville rappelle que les moules seraient apparues à la Braderie dès le XVe siècle, avant d’être rejointes plus tard par les frites.
Aujourd’hui, les restaurants perpétuent surtout une autre tradition : le fameux tas de coquilles de moules devant l’établissement.
Une sorte de compteur grandeur nature.
Plus le tas monte, plus la Braderie avance.
Et plus on se dit qu’à Lille, le concept de décoration de terrasse est assez particulier.
Même les coquilles ont une seconde vie
Cette gigantesque consommation pose évidemment une question : que fait-on de toutes ces coquilles ?
La réponse est assez jolie, parce qu’elle colle parfaitement à l’esprit de la Braderie.
Le réemploi ne concerne plus seulement les meubles, les vêtements ou les objets vendus dans les rues. Lors des dernières éditions, plusieurs tonnes de coquilles ont également été collectées pour être recyclées.
La Ville indique que 4 tonnes de coquilles de moules peuvent être récupérées et transformées notamment en dalles de carrelage. Les coquilles issues de l’édition 2024 ont même servi à fabriquer du mobilier urbain : dix bancs publics ont été installés devant l’hôtel de ville à l’été 2025.
Autrement dit, après avoir mangé vos moules, vous pourriez un jour vous asseoir dessus.
Enfin, indirectement.